Dolores passait ainsi des jours tristes et decolores, au fond d’une etroite cellule, privee de tous

Les gens de Figanieres s’en etaient regales des le surlendemain, et, a Bormes, M. . Le brigadier se penche a la portiere; puis il previent Tordrel: –M.

Se marier avec moi, ce n’est guere pour toi une bonne fortune et je te le dis honnetement. Monsieur, dit le prefet hautain, le comice agricole ne doit pas pouvoir se tromper. Les mots peuvent tout dire. Allez-vous la-haut? repondit l’autre. Quant a moi, charme du froid accueil que j’avais recu de celle que je devais epouser, j’esperai que peut-etre cette union ne se conclurait pas. Quant a moi, dit-il d’une voix sombre, comme j’ignore ce qui va se passer ici et que je redoute un piege ou un guet-apens, je ne sortirai que sur l’ordre expres de don Jaime, c’est lui qui m’a eleve, je suis son fils d’adoption, mon devoir est de le defendre. Eh bien, moi, je le connais, j’etais la, lorsqu’il a accompli son lache projet, je le surveillais car je le soupconnais depuis longtemps deja. Voici donc ce qui se passe: le general a reuni quinze cents hommes a peu pres, il espere avec cette escorte pouvoir gagner en surete la Veracruz ou il s’embarquera; il part cette nuit a une heure du matin. . . Voici le bateau du comte qui lui coupe la retraite. –Tiens, tiens! se dit-il, un roman! On me propose un roman, a moi, un homme marie! Il est vrai que je le suis si peu! Il rit d’un rire amer. Et maintenant, il est retourne a Saint-Tropez en gagner encore qu’il depensera de meme. Les domestiques etaient deja en place. Voila pourquoi nous sommes tous ici, autour de lui.

Il vantait les freres Pons, ses rivaux. Cependant il ne se decouragea pas. A ces mots: ta mere et moi , Cesariot avait releve la tete et il regardait Maurin attentivement: –Voui, voui, je te comprends ton genre de folie, repliqua avec indulgence le bon Maurin, a ce regard inquiet. .

Apres ce nouvel aparte, le voyageur, qui n’etait autre que Dominique le fils du ranchero dont nous avons parle plus haut, desarma son fusil qu’il appuya contre le rebord du chemin afin de l’avoir a sa portee en cas de besoin, attacha son cheval a un arbre et se debarrassa de son zarape afin d’etre plus libre de ses mouvements.

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